Les réalités rattrapent les gaspilleurs d’argent public dans la lutte contre la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) !

lundi 8 novembre 2010

Communiqué de Presse de la Coordination des Collectifs FCO contre l’obligation de vacciner. Le 2 Novembre 2010.

Les réalités rattrapent les gaspilleurs d’argent public dans la lutte contre la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) !

Avec le soutient de la Confédération Paysanne, FNAB (Fédération Nationale de l’agriculture biologique), SABD (Syndicat d’agriculture biodynamique), Nature et Progrès et la Fédération Nationale des CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural).

La Coordination Nationale des Collectifs FCO et les organisations partenaires se félicitent qu’après deux ans de conflit, le
Ministère de l’Agriculture ait confirmé le 20 octobre la décision (présentée le 21 juillet) de ne pas reconduire, pour l’année
2011, l’obligation générale de vacciner contre la FCO.

Cette obligation constituait un subventionnement massif et déguisé des laboratoires. En effet, les deux
précédentes campagnes de vaccination (2008-2009 et 2009-2010) leur ont permis d’écouler d’énormes stocks de vaccins
(plus de 22 millions de ruminants vaccinés), remboursés en partie par l’Etat aux éleveurs. La durée de validité des
invendus périmés a même été prolongée.
La situation sanitaire n’a pratiquement pas été prise en compte et les intérêts financiers continuent à prévaloir :
l’obligation vaccinale en 2011 pour les cheptels souches des animaux destinés à l’export en est la meilleure illustration.

La nouvelle campagne de vaccination facultative recommande enfin des restrictions dans l’utilisation des vaccins, après
plus de deux ans durant lesquelles les cheptels nationaux ont été considérés comme de véritables cobayes. La
vaccination obligatoire a eu pour conséquence des milliers de victimes animales, dont ni l’Etat, ni les
laboratoires, ne veulent assumer la responsabilité.

Lors de la campagne 2009-2010, malgré la gratuité des vaccins et les nombreux procès contre les « refuseurs », les
éleveurs conscients de l’inutilité de cette mesure, voire des dégâts liés à la vaccination sur leur troupeau, ont largement
refusé de vacciner : environ 12 % des élevages de bovins, et un taux de vaccination en ovins descendu en dessous de
50% dans une dizaine de départements. Face à cette détermination grandissante et surtout pour des raisons
économiques, le Ministère retire son obligation, prétextant un « succès » de la vaccination. Mais il annonce également
rester prêt à s’engager dans les mêmes erreurs (vaccination obligatoire gérée par l’Etat), en cas d’apparition de
nouveaux foyers de la maladie.

Pourtant, permettre l’emploi de méthodes plus économes, prendre en compte des observations motivées et répétées des
collectifs d’éleveurs opposés à cette obligation, aurait évité ce gaspillage d’argent public. L’éradication a toujours été et
reste illusoire : la maladie n’est pas contagieuse et les moucherons (cullicoïdes, présents dans toute la nature !) sont le
seul vecteur naturel important de la FCO. Elle n’est pas une infection permanente des ruminants : de ce fait, la survie du
virus dans l’environnement dépend de l’insecte (Organisation Mondiale de la Santé Animale, janvier 2010). Les ruminants
sauvages et les chevaux, non soumis à la vaccination, sont des réservoirs naturels du virus.

La Coordination et les organisations restent vigilantes et demandent à nouveau aux pouvoirs publics de s’engager sur cinq points essentiels :
-  Déclassement de la FCO de la liste des maladies réputées contagieuses (MRC) en France ;
- Abandon des poursuites engagées contre les éleveurs pour les campagnes passées,
le comité de suivi
reconnaissant implicitement que la FCO est avant tout un problème d’export ;
- Reconnaissance et mise en place de réels programmes de recherche sur l’immunité naturelle et les
protocoles « alternatifs » préventifs et curatifs
 ;
- Arrêt de la désinsectisation qui empoisonne l’environnement et les abeilles ;
-  Indemnisation par l’Etat des dégâts sur les troupeaux occasionnés par la vaccination obligatoire et
reconnaissance par l’Etat de sa responsabilité concernant les dommages considérables occasionnés chez
différents éleveurs soumis à la vaccination obligatoire FCO.


Contacts Coordination des Collectifs FCO contre l’obligation de vacciner : Pour le Sud : Antoine de Ruffray : 06 62 15 02 56


Documents joints

Version imprimable
Version imprimable

Commentaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Octobre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345