Procès des pesticides interdits : Au tour des parties civiles… et des alternatives !


Au terme de cinq ans et demi d’instruction, 16 chefs d’entreprise, fabricants, négociants agricoles et responsables de coopératives comparaissent depuis le début de la semaine devant le Tribunal correctionnel de Saint-Gaudens pour : mises sur le marché, introductions en France, reconditionnements et publicité de pesticides ne bénéficiant pas d’autorisation ainsi que vente de produits toxiques sans disposer d’agrément administratif.

Après les interrogatoires des prévenus, c’est donc au tour des parties civiles d’intervenir ce mercredi après-midi : le syndicat des apiculteurs, l’UFC-Que Choisir, la Confédération Paysanne, ainsi que la fédération nationale France Nature Environnement, sa fédération régionale en Midi-Pyrénées Uminate et les associations Eau & Rivières de Bretagne (Bretagne), Nature Comminges (31), Sauvegarde de l’Anjou (49) et Vienne Nature (86), elles-mêmes concernées.

La fédération France Nature Environnement, Uminate et ses autres associations membres souhaitent que ce procès soit l’occasion de faire reconnaitre les responsabilités tant des personnes physiques que des personnes morales impliquées dans ce commerce inadmissible, mais aussi et surtout de rappeler au grand public la dangerosité des pesticides pour l’environnement et la santé publique !

Rémy Martin, Président d’Uminate souligne : « À l’heure où toutes les études confirment que les produits phytosanitaires issus de l’industrie chimique sont des poisons pour l’environnement et la santé humaine, ce procès doit condamner des pratiques commerciales irresponsables. Il doit aussi et surtout marquer les esprits pour stopper la fuite en avant basée sur l’utilisation systématique de produits chimiques qui, lorsqu’ils sortent sur le marché, sont toujours désignés comme inoffensifs pour l’environnement et la santé. Rappelons à ce titre que l’un des produits en cause au procès de Saint-Gaudens, le Toxaphène, a été commercialisé dans les années 70 pour remplacer le DDT. Dès 1984, le Toxaphène était à son tour accusé, preuves à l’appui, de grande toxicité. »

Pourtant des alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires existent :
- des communes comme Pamiers ont déjà passé le pas pour l’entretien des espaces verts avec une démarche « zéro phyto » ;
- le développement d’une agriculture biologique ou durable -comme les Jardins de Cocagne du Comminges à Huos- permet également de préserver la qualité des eaux et des sols ;
- quant aux jardiniers amateurs, la fédération Uminate envisage d’étendre la Charte « Jardiner au naturel, ça coule de source » [1]
sur l’agglomération toulousaine et ses bassins versants, avec un engagement des jardineries, administrations et pouvoirs publics pour la promotion des solutions sans pesticides dans les jardins.


[1à la suite de la 1ère charte « Jardiner au naturel, ça coule de source » mise en place sur l’agglomération rennaise et ses bassins versants d’alimentation en eau potable par la MCE - Maison de la consommation et de l’environnement, Rennes Métropole, le syndicat mixte Smpbr et Jardiniers de France - Site Internet : www.jardineraunaturel.org


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