Barrage de CHARLAS

Barrage de Charlas :
la chasse d’eau de Toulouse

Titre d’après un article du Satiricon n°7
Article de synthèse compilé à partir des informations contenues dans les sites web mentionnés dans la colonne de droite

 Depuis les années 70, un projet de
réservoir à Charlas est justifié par ses porteurs pour deux raisons :
 - l’irrigation des innombrables parcelles de maïs
 - assurer un débit suffisant qui permettrait la dilution de la pollution au niveau de l’agglomération toulousaine !
 De septembre à octobre
2003, un Débat Public a été organisé avec
une dizaine de réunions publiques et près de 4200
participants. L’Etat a récemment donné son accord,
reste aux régions et départements à trouver les
financements. Pour de nombreuses associations, ce projet n’est pas sans
conséquences...

Sommaire de la page :

Le projet
Les porteurs du
projet

Intérêts
pour les porteurs du projet

Conséquences


Contacts et références


Le projet

Il comprend trois ouvrages

  • un adducteur, canal ou conduite de 18 kilomètres pour le remplissage du réservoir. Il serait implanté sur la Garonne à partir de la commune de Pointis de Rivière (près de Montréjeau)
  • un réservoir, d’une capacité de 110 millions de m3, dont la surface maximale serait de 625 hectares avec une digue de 60 mètres de haut sur 1,3 km de long
  • un distributeur, canal ou conduite de 32 kilomètres qui permettrait d’alimenter les rivières de Gascogne.
<img alt="Le projet de Charlas" src="images/CharlasZoomLegP.jpg">


Le barrage de Charlas (qui serait vidé 3 fois par an) servirait :

  • pour un tiers à l’alimentation des rivières pour l’irrigation, six départements sont concernés.
  • pour deux tiers restants au soutien des étiages (maintien du niveau d’eau en période de basses eaux) de la Garonne de l’amont de Toulouse jusqu’à l’estuaire.


Les porteurs du projet

 Le projet de barrage à Charlas est mené conjointement par le SMEAG (Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Garonne) qui a pour mission de favoriser l’aménagement de la Garonne et la CACG (Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne).

 12 millions de francs ont déjà été engloutis dans des études et le projet de barrage doit représenter 256 millions d’euros (hors taxes) de travaux.

 L’Europe ne soutient pas le projet mais l’Etat a récemment donné son accord au projet ainsi qu’une partie de son financement.
 Au niveau local, seul le Conseil Général du Lot-et-Garonne s’est engagé formellement à assurer une part de financement.

En juillet 2006, autorisation du gouvernement et financement de l’état à hauteur de 125 millions d’euros sur plus de 256 millions que coûterait la construction du barrage.

En août 2006 Le président du Conseil Général de Haute-Garonne
dit non au grand barrage.

"Je suis contre un grand barrage [...] Il n’y a pas le premier rond pour payer le barrage de Charlas. L’état n’a pas l’argent. Il est en cessation de paiement"
Lire l’article complet de la Dépêche du midi.


Intérêts pour les porteurs de projet

  • le SMEAG deviendrait complètement incontournable sur la Garonne.
  • la CACG aurait du travail pour de nombreuses années, pour la construction d’abord puis pour la gestion. Elle a déjà effectué l’étude de faisabilité du barrage de Charlas.
  • le soutien des étiages (maintien du niveau d’eau en période de basses eaux) de la Garonne serait un soutien utile à la station d’épuration de Ginestous en aval de Toulouse en favorisant la dilution des rejets  !
  • l’alimentation des rivières serait un soutien à l’industrie du maïs irrigué (en été) et à ses dérivés.
  • le soutien des étiages permettrait aussi le refroidissement de la centrale nucléaire de Golfech en été.
<img src="images/CharlasGeneP.jpg" alt="Carte" style="border: 0px solid ; width: 416px; height: 437px;">


Conséquences

  • Une Garonne asséchée d’octobre à juin, le débit du fleuve passant de 62 m3/s à 35 m3/s
  • La Nère et la Louge transformées en « oueds », leur débit atteindra des pointes de 20 m3/s (au lieu de 3 à 5) lorsque le barrage sera vidé.
  • —>Les conséquences directes
    sont des modifications de leur écosystème et de la
    qualité de leur eau.

  • La destruction d’une vallée riche et cultivée. 625 hectares de terres cultivées seront noyés. De plus, les travaux de construction, d’une durée minimale de 6 ans, vont détériorer de manière irrémédiable la vallée et plus de 30 millions de mètres cubes de terre devront être apportés pour construire la digue. Enfin, le micro-climat sera certainement bouleversé.
  • Le déplacement d’une ligne à haute tension sur près de 10 km.
  • Le village de Saman sera constamment menacé. La région est en zone sismique et la digue qui dominera le village est à seulement 150m.
  • Le soutien renforcé à une agriculture intensive irriguée qui a prouvé ses nuisances pour l’environnement.



janvier 2005
texte et cartes : Angelo
d’après les informations des sites nommés ci-dessous


Contacts :

Comité de Défense Contre le Barrage de Charlas
31350 Saman
Dossier d’opposition au projet de construction d’un barrage à Charlas. février 1997


Association UNIMATE Union Midi-Pyrénées Nature et Environnement
des documents utiles pour comprendre l’ineptie de ce projet et les alternatives

Association Viaur Vivant - 81190 Mirandol
"Le projet de barrage de Charlas"

Eau Vivante 31
Pascale et Christian MELTZ
Ouliet 31420 Cassagnabère
Tél. : 05 61 90 27 67 / courriel : christian.meltz (a) tiscali.fr

http://eauvivante31.free.fr


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Sur le web :
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31350 Saman
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